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Quartiers du Monde fait des masculinités égalitaires une exposition digitale "Rojola fi Daqa’iq"

Rojola fi Daqa’iq

Dans le cadre de la prolongation des 16 jours d’activismes contre toute forme de violences basées sur le genre, Quartier du Monde a eu l'idée d’organiser une exposition virtuelle « Rojola fi Daqa’iq – La Masculinité en Quelques Minutes » dans laquelle sont explorés les thématiques des masculinités et naturellement, par extension, des féminités.

En l’espace de quelques minutes, plus de 20 portraits seront défilés, dès Janvier 2021, sur les toiles des réseaux sociaux pour nous raconter leurs vécues et expériences d’hommes et de femmes depuis leur plus tendre enfance autour de la notion de Rojola.

Cette exposition digitale fait suite à la campagne « DabaoDima » promouvant les masculinités égalitaires où les hommes se sont montrés publiquement partageant les tâches ménagères quotidiennes, la responsabilité commune dans l’éducation des enfants, du Care en général. Rojola fi Daqa’iq se veut ainsi être une vitrine de l’impact positif et matériel des tâches, de relations égalitaires.

A travers Rojola fi Daqa’iq, l’association Quartier du monde est allée à la rencontre de femmes et d’hommes issu.e.s d’horizons et de milieux divers pour leur raconter avec spontanéité, profondeur, sincérité et sans tabou l’impact des masculinités égalitaires dans leur vie, leur quotidien, leur éducation, leur choix, leur orientation et surtout dans leur rapport à l’alter, cet autre en genre humain, qu’est le féminin ! La notion de Rojola - culturellement et historiquement construite - via l’ordre établi du patriarcat, a marqué l’histoire, impacté négativement tant les hommes que les femmes et érigé des schémas de pensées à la base des rapports sociaux entre les êtres humains.

« On ne naît pas femme, on le devient ». Quiconque s’intéresse aux enjeux de l’égalité des femmes et des hommes connaît cette assertion de Simone de Beauvoir. Le constat vaut tout autant pour les hommes : « On ne naît pas homme, on le devient ». Les attributs, qualités, rôles associés au « masculin » sont eux aussi construits par l’histoire, les traditions, les institutions et systèmes juridiques, l’éducation, la culture, les médias, la publicité, etc. Le masculin étant plus valorisé que le féminin, les garçons apprennent à devenir des hommes en se démarquant des filles et des modèles dits de « féminité », selon Nadia Ramdani – Experte Genre & NTIC.

Cette série de 16 capsules, de quelques minutes chacune, propose d’analyser à travers les époques vécues dans la société marocaine des divers profils interviewés, les différents modes d’être un homme, les interactions entre hommes autour de la notion Rojola, et avec les femmes, l’exercice de la paternité, le partage des tâches quotidienne etc., mais aussi d’observer les rapports de pouvoir entre les genres.  Il s’agit également de faire prendre conscience aux femmes que cette notion leur a été transmise culturellement pour accepter leur sort et toutes les inégalités qu’elles ont subies ou qu’elles subissent encore. Les comportements nocifs, violents, inégalitaires tant pour les hommes que pour les femmes sont hérités du mode d’organisation patriarcale de notre société donnant naissance à ces masculinités hégémoniques. Comme le souligne Mohamed Outahar – Docteur en sociologie - à travers l’exposition digitale Rojola fi Daqa’iq : « Il est temps de revoir le modèle de la masculinité hégémonique et renforcer les diverses formes de masculinités égalitaires, c’est dans l’intérêt des hommes eux-mêmes pour réduire la pression sociale qu’ils subissent quotidiennement de plein fouet et qui les a réduits dans le cercle vicieux de la violence, la dominance et de perpétuels combats psychologiques ».

 A travers l’exposition digitale, Rojola fi Daqa’iq, Quartiers du Monde veut faire prendre conscience et visibiliser les effets positifs des masculinités égalitaires, du partage des tâches ménagères et domestiques liées à l’enfant ou encore la co-responsabilité dans le travail encore trop souvent invisibilisé, le Care. « Pour moi, la masculinité égalitaire était incarnée par mon père, il m’a appris que l’homme se réalise à travers son humanisme, l’homme et la femme appartiennent à un seul genre, celui de l’humain possédant les mêmes droits sur terre. Je suis une femme divorcée à cause de maltraitances conjugales travaillant en tant que femme de ménage dans une famille de militant.e.s de droits humains et à travers les paroles de mon défunt père et de cette famille, je fais tout pour transmettre à mon fils les principes de l’égalité et le respect de l’autre !» nous rapporte Fatna Chtioui, une des participantes de Rojola fi Daqa’iq.

En guise de conclusion, Rojola fi Daqa’iq s’inscrit dans la prolongation de la démarche de prévention contre toute forme de violence basées sur le genre en dévoilant durant 16 jours des profils marocains engagés pour la promotion de l’égalité entre les genres en commençant dans la gestion du foyer, du partage des tâches ménagères et en déconstruisant le langage sexiste engagé entre les hommes et la femme et l’homme.  Le choix de lancer une exposition digitale s’inscrit dans notre volonté à promouvoir des médias à contenus inclusifs, égalitaires pour participer au côté des citoyennes et citoyens du Maroc à la déconstruction de tous les stéréotypes basés sur le genre.

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